Rando Vioreau

Aux Champs-Elysées…

                En ce 14 juillet, Patrick a souhaité randonner en l’honneur de la République. Vu la météo, nous avions besoin d’ombre et d’eau, d’où le choix de Vioreau : matinée au barrage, après-midi en forêt.

                Mais, fort entêté, Patrick nous a conduits à un embarcadère… sans doute pour offrir un rafraîchissement à sa voiture… Nullement impressionné par la pancarte « Mise à l’eau » et totalement confiant dans son véhicule – une marque française -  il a descendu la pente jusqu’au bord de l’étang avant de céder à nos remarques inquiètes et de gagner tant bien que mal le parking proche.

                Balade gourmande et ombragée ensuite sur les rives : deux cerisiers, l’un aux fruits rouges et juteux, l’autre aux cerises noires et plus pâteuses nous ont obligés à effectuer quelques sauts de vieux cabris mêlés de commentaires multiples. Chevaux et piétons nous ont croisés tandis que nous cheminions vers le barrage. Un lieu fréquenté avec vaste parking, tables de pique-nique, zones de pêche… et vue splendide sur les eaux agitées par une agréable brise. Nous sommes descendus au pied du barrage aux pierres un peu dégradées par endroits avant d’atteindre et de franchir les différentes rigoles qui alimentent le canal de Nantes à Brest en période de sécheresse.

                patorvet.jpgDemi-tour ensuite vers la rive nord et ses étangs étagés au cœur de la forêt. C’est près de l’un d’eux, sur une herbe accueillante, que nous avons étendu le drap du pique-nique. Sans doute affamé, Patrick s'empare d'un orvet allongé sur le chemin ensoleillé et s'apprête à l'engloutir quand Annie, inquiète, l'invite à déguster ses petits plats. Ouf! Le brave lézard/serpent peur regagner le milieu naturel!

               barque.jpg Troisième étape : la forêt et les « lacs supérieurs ». Bien que privés, les lieux restent ouverts au public respectueux de la nature. Par des chemins nouvellement empierrés grâce à des carrières creusées à proximité nous avons atteint le lac « grenat », puis une maisonnette animée et embaumée par les grillades d’un groupe de jeunes ; d’autres étangs encore au niveau d’eau de plus en plus faible. Cachée au milieu de la végétation, une immense volière vide, sans doute destinée aux « oiseaux de chasse » borde le chemin de ses grillages rouillés. Plus loin, des bidons servent pour « l’agrainage » en hiver. Ils apportent eau et nourriture au gibier qu’il faut bien conserver dans les lieux pour les « plaisirs » de la chasse...  Enfin, s’est ouverte devant nous l’avenue des Champs-Elysées. Bien entendu, en ce 14 juillet, nous ne pouvions que l’emprunter malgré les ornières creusées sans doute par le défilé des chars et engins militaires. Au point que Véronique a chuté en son milieu, sans grand dommage heureusement !

              champselys.jpg  Nouvelle intersection : il nous faut négocier énergiquement : Patrick est attiré par les sommets, le reste de l’équipage – majoritaire- rêve de boisson fraîche à la crêperie du lac. C’est là que nous savourons un moment de repos – pas seulement- près des parkings et bas côtés de route encombrés de voitures. En cette période estivale, la plage et la base départementale de loisirs attirent…

                Merci au chauffeur/guide qui, par des chemins détournés, nous a reconduit au jardin pour un dernier verre en l’honneur du 14 juillet.