Eté 2012 au jardin

 

Au jardin

                Saturnin a rejoint Robin

                Laissant une place vide au jardin !

                Las, comme elles sont tristes nos deux canes ! Plus de cancans, de courses folles à la poursuite des insectes, d’interminables bains. Lourdes, grasses, pataudes, nos blanches canes se négligent et se mettent à pondre, sans doute pour se distraire… Il leur faut un compagnon.

                Et c’est un jeune qui arrive un midi. Couleur anthracite, peu loquace, le jeune mâle reçoit un accueil mitigé, et doit faire « chambre à part », quoique, paraît-il, de temps à autre, l’agitation gagne le poulailler… En fait, l’arthurienne, la plus ancienne tient à faire valoir ses droits : coups de becs dans les plumes, occupation de la table du déjeuner… Par contre, la plus jeune est séduite et s’amuse des courses poursuite. Pour bientôt les canetons ?

                La vedette, c’est moi !

                Scène étonnante dans le parc aux chèvres : Blanchette pose sur son promontoire et ne bouge pas d’un cil à mon arrivée. Il faut dire qu’elle est la vedette du jour : 2 tablées d’artistes la contemplent. Concentrés, ils la « croquent » avec minutie sous l’œil du Maître qui conseille, corrige. Bénéficiera-t-elle bientôt de son portrait dans le parc ?

                A noter aussi que de jour en jour son ventre s’arrondit. Mais quel peut bien être le père ?

                Trop chaudmjrame.jpg

                Intense semaine de chaleur : la mare baisse, l’oxygène vient à manquer aux poissons qui balbutient leur souffrance en surface. Tous ne survivront pas : une magnifique anguille de plus de 70 cm, 2 carpes, 1 tanche ont péri. De quoi donner des idées à nos voisins qui s’installent à l’ombre, gaule à la main. En vain. Nos poissons ne veulent ni vers ni pain. Ils rêvent de nuages et d’eau pure.

                Malgré tout, la mare reste un centre vital pour le jardin : terrain de prédilection des ragondins qui creusent les rives sur plusieurs mètres de profondeur, alimentation en eau des légumes, futur compost issu des feuilles qui s’accumulent au fond…et espace de jeu : les radeaux ont été remis en état et  Marie-Josée a prévu des rames, ponts de singe et balançoire permettent de vaincre ses appréhensions, de dépasser ses peurs…

                Bâtisseurs

     Annie veut un abri…artstruct.jpg
« - Un abri ! Un abri ! Oh oui !...
A l’entrée du jardin,
Ce serait bien ! »

                Et voilà à l’œuvre notre grand architecte, champion de l’approximation. Un dessin, un croquis qui convient… Et dans l’heure les ouvriers sont rassemblés, serpes et scies à la main. Dans le parc aux chèvres meurent des saules, ils feront l’affaire. Poteaux, traverses biscornues – à l’ancienne, quoi !- s’entassent devant le Maître. D’un doigt autoritaire, il désigne un emplacement et la structure se dresse. Les ouvriers jouent les supports tandis que le savant ordonnateur creuse, pointe… En soirée, 12 m² sont prêts à recevoir une couverture.

                Le mercredi suivant, à la demande d’Annie, nous réalisons une extension de 4 m². Efficacité, rapidité.

                Pour quand la suite du chantier ? On ne sait trop. Il faut des tôles, des bambous pour les murs, et surtout que notre grand architecte (1m82), fort sollicité, et qui a besoin de longs temps de repos pour cogiter… trouve un moment disponible.

                Dédoublement, voire plus…

                Que d’activités ce samedi ! D’abord un stand pour les 5 ans de Biocinelle animé par nos spécialistes Annie et Véronique. Peu de visiteurs à la « Fête »,  mais quelques jeunes passionnés sur notre stand, en particulier Ethan qui passe de sculpture en sculpture, prévoit déjà d’en tapisser sa maison… Mais nos sculptures de légumes colorées et attrayantes sont éphémères…

                Le midi, nous lui confions notre stand. N’est-il pas rapidement devenu un vrai pro ?... Et Annie doit se rendre à une conférence sur le réchauffement climatique et la forêt, Laurent assurer la permanence à l’espace nature.

                Au jardin, les demandes fusent de toutes parts :

  •    Les poules veulent sortir dans le grand enclos,
  •    Les canards crient famine et s’agitent devant le grillage,
  •   Bichette et Hip Hop, son fils, réclament leur « gourmandise » quotidienne…
                Quant à Benjamin, il achève d’arracher les betteraves fourragères et sollicite de la main d’œuvre pour préparer le terrain aux prochaines cultures.
-       Laurent, faudrait que tu m’aides à construire une cabane, insiste le jeune Nicolas
-       J’aimerais bien une petite explication en maths, intervient PAD
-       Et si on montait les tôles de l’abri ? suggère Arthur…

Que faire ?

L’abri est remis à plus tard, Benjamin décide d’ensemencer « sans labour » ; Laurent et Pierre-Axel aident Nicolas à monter la structure de sa cabane, qu’il achèvera un autre jour… Car il faut aussi résoudre le problème de maths et discuter avec Paul qui vient d’arriver et voudrait des interlocuteurs pour vaincre sa solitude.

Alors, on tâche de répondre à l’un tout en manipulant des « x » volages…

Un samedi au jardin…