Au jardin

Au jardin

      Au jardin, pouvoir à l’imagination

             
               Pas de « grand chef » qui dirige tout, pas de règlement trop contraignant, pas de gros moyens mécaniques ou financiers, place à la liberté qui éveille l’imagination.
                La porte du cabanon a été fracturée… pour nous voler 2 sacs de foin et un jeu de palets. Les intrus feraient mieux de devenir membres de l’association ! Quoi qu’il en soit, il faut trouver une solution pour préserver nos maigres biens. Et c’est en s’inspirant du Moyen-âge que Benjamin met en œuvre une solution simple et – nous l’espérons- efficace.
               C’est le moment de préparer les plantations, d’effectuer les semis sous serre (imaginée et créée par Pierre-Axel). Mais, notre terre est grossière, le terreau maison a besoin d’être tamisé. Et c’est là qu’intervient Benjamin. Il s’empare d’une caisse plastique trouée, déchet d’une grande surface. Un tamis qui fait merveille !rnaisbl.jpg
                Les chaleurs d’avril incitent à semer la jachère fleurie dont rêve Benjamin. Mais il faudrait tasser, rouler. Avec quoi ? L’esprit pratique de notre homme le pousse à créer un « chariot » : une palette, une plaquette métallique, des bûches, une ficelle et c’est prêt ! Avec succès puisque bientôt les premières pousses apparaissent. Il est temps de procéder à d’autres expériences agricoles. Dans un coin de terrain, Benjamin sème pois fourragers, féveroles, maïs, tournesols, physalis… Tout pousse, mais les taupins attaquent les pieds de maïs et, une nuit, les chevrettes font une incursion et se régalent des pois, des tournesols… L’occasion de trouver des « remèdes » : chaux vive pour les taupins, réfection de la clôture et vente des chevreaux… Nouveaux semis qui souffrent de la sécheresse… Quant aux chèvres, elles n’entendent pas abandonner la partie : de nouveaux chevreaux naissent en mai !!!
                Une vieille bassine, les restes d’un chariot partiellement remis en état et l’on transporte l’eau de la mare vers le bassin arcabaneben.jpgux têtards…
               Arthur, lui, rêve de cabane dans les arbres. Aidé de Robin, il choisit le « lieu idéal », entreprend le nettoyage des environs, installe une échelle de cordes… Et la cabane ? Palettes et vieux poteaux de bois devraient faire l’affaire… Le plancher est à peine posé que déjà il est envisagé de doubler la surface, de poser des garde-fous. Et voilà nos architectes en pleine action. Laurent suggère, Arthur met en œuvre sans tarder. Trop rapidement sans doute puisqu’il reçoit le plafond sur la tête !
               Pas question d’abandonner pour autant, mais il faudra agir plus lentement, développer la réflexion, consolider… Quelques jours plus tard, la plateforme observatoire fait oublier le temps et prend place dans le paysage… ; le paysage… de là-haut il prend une autre dimension. Les regards de PAD, aussi bien que ceux d’Arthur se perdent dans les lointains verdoyants. Quelques échelons et chacun pourra profiter de la situation surélevée, se fondre dans la Nature. Et une nouvelle idée pointe : relier le promontoire à un arbre voisin, installer une nouvelle plateforme. Vivre dans les arbres, le rêve d’Italo Calvino au jardin !
                On pourrait aussi évoquer les constructions du « village jeunes », du parc aux chèvres, des poulaillers dont le second vient de recevoir sa clôture en attendant ses pensionnaires…
                Dans un domaine plus artistique que pratique, les œuvres d’Annie, Véronique, Elizabeth… ,œuvres abstraites ou plus réalistes, apparaissent un matin, prennent forme en concertation un soir…
               Quant au jardin, il s’agrandit, il faut bien ! Laurent, Benjamin, Pierre-Axel, parcourent le terrain afin de repérer les endroits les mieux adaptés pour une extension : il faut transplanter les « fleurs de soleil », ces tournesols bien trop serrés dans le semis de Benjamin. Prévoir un espace où pourront s’étendre courges, potirons et autres citrouilles. Et ces fraisiers que l’on nous a offerts ? Ces plants de tomates qui abondent, les condiments du sud qui réclament un  terrain ensoleillé… Pour tous, il faut trouver une place, imaginer l’endroit le plus convenable.
                Laurent et Pierre-Axel s’y attellent, coupent l’herbe, bêchent, amenuisent la terre. Benjamin tond, fauche avant de venir en aide et de planter les premières tomates.
                Un avril estival ! Une nature en pleine effervescence qui réclame déjà des arrosages. Bien tôt, trop tôt. Evolution climatique qu’il va falloir prendre au sérieux !
            rbricfilles.jpg    Aujourd’hui, les filles sont de retour au jardin, porteuses d’idées nouvelles. En classe, elles ont imaginé la fabrication d’une table, d’un pont sur la mare. Va pour la table, c’est plus simple.
                Elles imaginent les dimensions en se référant à leurs bureaux d’école, puis partent à la recherche du bois nécessaire, le mètre à la main. Il faut ensuite ôter les vieux clous, pointer… un trio d’expertes … pour une table branlante. Mais elle n’est pas achevée. Avec de nouvelles planchettes, la consolidation est entamée jusqu’à ce que… une irrésistible envie d’entamer une nouvelle activité s’abatte sur le trio. L’achèvement de la table viendra plus tard, l’urgence c’est désormais de rendre discrète la plateforme dans les arbres en dressant des murs de branchages… Pendant ce temps, Annie et Marie-José se détendent en désherbant, Laurent arrose, guide des gens du Martrais en quête de salades…
 

                Fête de la Nature:

                Traditionrjeunartist.jpgnellement, à l’occasion de la Fête de la Nature, nous organisons un pique-nique au jardin, suivi de Portes Ouvertes. Et le dimanche 22 mai, une pluie fine nous accueille au matin avant de faire place à un agréable soleil. Nous installons les tables prêtées par Annick, chacun apporte une entrée ou un dessert… Avec Laurent, Benjamin s’est occupé des achats, Pierre-Axel entame les grillades sur le barbecue prêté par Marie-José… Et c’est dans la meilleure des ambiances que chacun prend place, échange, participe… Au moment du dessert nous accueillons nos voisins du Martrais, François a l’idée de griller des tranches de fruits que tous apprécient…

                Après-midi détente où nous guidons nos visiteurs, où adultes et jeunes rivalisent sur les parcours sportifs de la mare, où nos ados conçoivent les règles d’une « soule » à laquelle tous les jeunes participent avec entrain. Thomas s’y transformera en « homme vert » à force de se traîner sur l’herbe sans céder l’objet des convoitises des deux camps ! A l’ombre, nos artistes entraînés par Annie, Véronique, Marie-José… concrétisent leurs rêves, racontent leurs souvenirs à l’aide d’éléments naturels disposés sur de grands cartons. Œuvres éphémères mais remarquables des plus jeunes et des adultes.

            Travail et loisirs:rbtonte.jpg
-          Les pauvres, ils font tout à la main !
        Rassurez-vous, même si parfois un engin mécanique nous faciliterait la tâche, nous ne nous plaignons pas. Même désherber procure détente et occasion de discussions.
       Quant au travail… il peut se confondre avec les loisirs lorsqu’on aime, que l’on voit les résultats de la tâche accomplie. Et, pour les plus jeunes, quelle joie de faire comme les grands !
      Si les jeux à la mode (ordinateurs, consoles, sports en salle ou sur des stades ordonnés et coûteux, avec des règles préétablies…) ne laissent pas insensibles les membres de l’association, ils savent aussi créer, ce qui double le plaisir. Ainsi, chercher du sable devient l’occasion d’escalades dans les sablières, de compétitions sans enjeux. La mare et ses cordages attire petits et grands qui se lancent des défis. Certains préfèrent la navigation en solitaire ou la pêche… Des bambous ? C’est bien comme tuteurs. Mais ils peuvent aussi se transformer en lances de chevaliers, perches de sauteur, javelots… Un tuyau ? Nous voici au cirque, engagés dans des exercices d’équilibre…
         Un moment de repos, palets ou boules de pétanque à la main. Ou, plus physiques, une soule dont on invente les règles, un jeu de ballon, voire le cache-cache préféré des petits et d’autres improvisations sans nom.
Et n’oublions pas le Land’Art, les tours de vélo, les cabanes…
          L’absence de « jeux tout faits » permet à l’imagination de s’exercer, de créer des activités originales et distrayantes.    
          Midi. C’est l’heure des grillades… Si le cœur vous en dit...
 

                Laissons aux jeunes, aux adultes et aux plus âgés des espaces créatifs, condition essentielle pour marcher sur des «Chemins d’Avenir.»