Escapades 2015 - Etang de Buhel, Plessé

                 Pluie !!! Ô pluie ! Du crachin breton à l’averse : une journée de parapluies et cheveux mouillés, d’allées vaseuses… C’était les « Escapades », de multiples activités sportives de pleine nature gratuites, une organisation du Conseil départemental. Des escapades arrosées entre deux semaines ensoleillées…

                La veille, nous avions péniblement dressé le fragile barnum prêté par le département. Nous : Laurent, Ryan à l’épaule fracturée et le jeune Jason qui ne pensait qu’à la baignade. Mille mercis au passant bienveillant qui nous a apporté aide et conseils !! Notre habitude de réaliser l’irréalisable nous a permis de persévérer malgré les caprices de la mince armature de plastique… et de trouver la solution : renforcer l’ensemble en l’arrimant avec les ganivelles déposées plus loin. Une vieille bâche fournie par Annie a permis de fermer 2 côtés. Et, malgré une fuite au toit, l’abri s’est révélé relativement confortable.

                Pluie donc dès le matin sur le long… long… chemin conduisant du parking à notre stand isolé sur la rive opposée de l’étang. Un site remarquable surtout par temps ensoleillé et favorable à la marche !

                Mais ce jour, finalement, les marcheurs ne manquaient pas. De 10h à 17h (heure de fermeture avancée), pas une minute de repos ! Même pas le temps de prendre une photo ! Nous avons dû nous remplacer à l’heure du repas, quitte à perturber le service…

                Qu’est-ce qui attirait sur notre stand ?

  • La fabrication d’arbalètes. Une famille nous a d’ailleurs déclaré d’emblée être venue de loin (St Nazaire) exclusivement dans ce but ! Tout notre stock de bambous et saules y est passé. Véronique a même dû se mettre au dessin et fournir des plans.
  • Les plus jeunes se sont entraînés au lancer d’anneaux (en tiges de bambous)
  • Les ados ont été séduits par les flèches polynésiennes et stupéfaits par leurs exploits : des jets d’environ 33 mètres dès le matin par 2 jeunes guémenéens. Record égalé mais jamais battu par la suite.
  • Les parents s’attardaient davantage autour de notre exposition de plantes parfois déroutantes : nos cardes rouges ont été systématiquement transformées en betteraves ! C’était aussi l’occasion de se renseigner sur l’association et ses activités. Une tâche parfaitement accomplie par Véronique.

          Ryan, handicapé par son épaule blessée… s’occupait des démonstrations (flèches, arbalètes) entre deux visites aux multiples stands sportifs.

           L’après-midi, François-Xavier a pu initier au jeu des cerceaux et des bolas (nous les avions oubliées dans la lointaine voiture le matin).

           Laurent tentait de concilier l’aide à la fabrication d’arbalètes et la démonstration de flèches polynésiennes tandis que l’apprenti du moment ponçait…

                Pour quels résultats ?

                Magnifique !!! Il n’y avait qu’à regarder le sourire radieux de ces ados « blasés » constatant leurs « exploits » avec les flèches, de ce petit enfant grognon qui ne savait que dire « non », soudainement épanoui avec les minis bolas puis les cerceaux… Et bien sûr la joie et la fierté des jeunes satisfaits d’avoir participé à la fabrication de leur arbalète et de pouvoir l’emporter. Satisfaction aussi des adultes qui osaient s’essayer aux flèches polynésiennes ou à la reconnaissance de plantes, dialoguer sur notre association et ses objectifs. Pluie oubliée pour tous !!!

                Oui, une belle journée que nous aurions aimé prolonger jusqu’à 18 heures – horaire prévu – nous ne manquions pas de clients ! C’est d’ailleurs au moment de cette « fermeture » peu logique de notre point de vue que la pluie a cessé et que sont arrivées sur les lieux des familles venant d’achever repas de communion et de fêtes des mères…

                Encore une fois, nous avons pu constater que les éléments de la nature, les jeux « naturels » anciens – sportifs ou simplement ludiques – ont une place privilégiée dans l’inconscient collectif. Il suffit d’une occasion pour réveiller cet intérêt. Dommage que tant de Centres culturels et de vacances se croient obligés de sacrifier exclusivement à la mode des jeux vidéos et techniques sophistiquées souvent peu inventifs, peu créateurs et polluants.

                Merci à Ryan et Véronique pour leur participation. Mais il y aurait eu de la place pour d’autres bénévoles à notre stand…

                L’organisation :

                En positif :

  • La volonté d’organiser ce type de manifestation malgré les aléas météos, ce qui implique un engagement important des animateurs sportifs départementaux, des associations participantes, de nombreux bénévoles.
  • Le site vaste et agréable
  • L’implantation de postes de secours et de toilettes de chaque côté de l’étang
  • La fourniture d’abris, tables, chaises… tout un matériel indispensable mis à disposition des associations, des tickets repas pour le midi… (mais les bracelets étaient inutiles).
  • Le sourire accueillant, bienveillant de notre « référent »
  • La satisfaction des « clients » de notre stand – et la nôtre-, les dialogues établis.
  • Le fait de ne pas avoir annulé (comme dans d’autres sites) malgré le crachin tenace.
  •  

                Mais il est toujours possible d’améliorer…

  •  Plusieurs personnes nous ont fait part du mécontentement de Plesséens. Etait-il vraiment indispensable d’interdire la circulation sur plusieurs axes importants ? Surtout en ce jour de fête des mères et de cérémonie religieuse (communions) regroupant plusieurs paroisses dans la commune ?
  •  Le site est agréable, mais vaste, d’où l’isolement des stands placés parfois à une grande distance du parking « participants », de la restauration. Et les parkings publics étaient encore plus éloignés
  • L’absence d’accueil à l’entrée avec distribution d’un plan du site. Plusieurs personnes étaient « perdues », ne sachant où trouver le stand recherché, voire ne sachant quelles animations étaient proposées.
  • Le non respect des emplacements déterminés lors des réunions préparatoires, et parfois du matériel retenu (mais nous nous sommes adaptés)
  • La fragilité des barnums que nous avons dû monter seuls (avec l’aide d’un passant) : pas de personnel du Conseil départemental en vue contrairement aux promesses. Et il a fallu que l’on imagine un système de consolidation !
  • L’organisation des repas :

-->Tous convoqués à 13h, or il était impossible d’abandonner le stand où se pressait le public, y compris durant le temps de midi.

-->Viande excellente mais froide (pour les derniers) avec mayonnaise et ketchup industriels (bien peu conforme à nos valeurs). Un repas « a minima »

-->Quant au personnel chargé du service, il était poli et souriant mais figé à son poste, incapable d’initiatives. Il a fallu aller chercher un plat de viande près de la rôtissoire (non réchauffé malgré l’attente imposée), courir après le pain, un verre, de l’eau… les nombreuses personnes placées à l’accueil refusant de se déplacer puisque d’autres – dépassées – étaient chargées de ce service.

  • La communication précédent l’événement : une communication à minima dans la presse. Un livret intéressant… mais placé dans les mairies et donc peu connu. Une distribution dans les établissements scolaires d’une fiche simplifiée n’aurait-elle pas été plus judicieuse ?
  • Et bien sûr la fin précipitée de la manifestation. Un groupe d’organisateurs pressé d’en finir est même venu secouer notre barnum pour récupérer les ganivelles le soutenant, causant l’arrosage de nos clients du moment. Heureusement, ils n’ont pas insisté… Mais cette fin précipitée nous a vraiment déçus...
  • ...Tout comme le questionnaire/bilan pour "optimiser l'événement: un "oui/non" succinct, superficiel et sans nuances. On peut y ajouter les multiples formalités administratives pour un hypothétique remboursement des frais de déplacement et de matériel (une trentaine d'euros demandés et jusqu'à présent - mi septembre- rien de versé)

                Voilà, contents, prêts à remercier les organisateurs et le courageux public, mais conscients que l’organisation, la coordination sont à améliorer.