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Vive le printemps!

 

Le printemps est là : voici 7 raisons de le célébrer et de s'en réjouir !

 

 

fête du printemps chemins d'avenir le gâvre

 

Cette année encore, nous voilà réunis en ce dimanche 15 avril 2018 pour célébrer le retour des oiseaux, des arbres en fleurs, du soleil et des soirées qui s'allongent. A Chemins d'Avenir ce jour est placé sous le signe du partage, de la convivialité et des galettes de blé noirs préparer avec amour pour ce jour si particulier.

 

Nous vous invitons, si ce n'est pas déjà fait, à venir célébrer le printemps avec nous et voici 7 raisons qui finiront de vous convaincre que le printemps ça se fête :

 

•       « J'veux du soleil...J'veux du soleil ! » D'un avis général, la première chose qui fait plaisir quand le printemps pointe le bout de son nez c'est le soleil ! Il illumine le ciel, nos maisons, nos jardins et nos cœurs.

•       Conséquemment, il fait aussi jour plus longtemps et, après la morosité d'un hiver parfois confiné dans nos maisons, on va pouvoir sortir et profiter de journées à rallonge. De belles fin d'après-midi en perspective au jardin !

•       Les températures ? Idéales ! Enfin en théorie. Au printemps, il fait ni trop chaud, ni trop froid, de quoi satisfaire tout le monde. Mais comme on dit, « en avril, ne te découvre pas d'un fil » sous peine de retomber malade : alors, il fait beau certes, mais soyons raisonnables.

•       Le printemps c'est aussi la saison des piques-niques : dans un parc, sur la terrasse, au jardin... Bref, au printemps on apprécie les petits bonheurs en extérieurs !

•       Et la végétation, quelle merveille ! Les arbres sont en fleurs, les abeilles butinent, les oiseaux chantent : c'est une véritable symphonie que nous joue la nature en c'est belle période.

•       Adieu la soupe de légumes d'hiver, bonjour les salades fraîches ! Notre alimentation va aussi changer avec l'arrivée des beaux jours : au jardin ça pousse et ce n'est pas pour nous déplaire !

•       Parce que c'est bientôt la fin ! La fin des cours, la fin des partiels, la fin des examens : le printemps c'est la dernière ligne droite avant une trêve bien méritée ou le début de nouvelles expériences puisque la fin d'un cycle est toujours le début d'un nouveau.

Éclosion des fleurs, pousse des feuilles, naissance des agneaux (ou des chevreaux pour Paul)…, le printemps est la saison du renouveau. Laissons donc entrer le printemps dans nos vies  avec de jolies salades colorées, des journées ensoleillées, des après-midi à jardiner, des soirées qui annoncent l'été. Côté jardin, traditionnellement, en avril, on voit débarquer tout doucement les premières asperges vertes, le cresson, les radis ou encore la rhubarbe. C’est aussi le moment de semer quelques herbes aromatiques que nous garderons toujours dans un coin de la cuisine pour apporter de la saveur à nos plats !

 

Alors, pour conclure, je vous souhaite à tous un printemps plein de soleil, de partages et d'amour !

 

Hélène

 


Journal de Jade

 

                                                Journal de Jade, 11 ans

16 février 2013

                Ma mère nous inscrit, moi, mes frères et sœurs, dans l’association « Chemins d’avenir ».

                Dans cette association, nous donnons à manger aux poules, canards et chèvres. On est libre de fabriquer tout ce que l’on veut avec des matériaux naturels (bois, feuilles…). On peut pêcher, bricoler, cultiver, se balader…bateau.jpg

                Au cœur d’une randonnée en forêt du Gâvre, j’ai observé un bois de bouleaux, des traces de chevreuils, des briques romaines… J’ai traversé un ruisseau… et j’ai rapporté des écorces d’arbres.

                Le soir à la maison j’ai fabriqué avec les écorces des petits bateaux pour moi, ma mère et mon petit frère. Avec un pic à brochettes, j’ai fait un trou au milieu de l’écorce, j’y ai mis un cure-dents, puis j’ai découpé une feuille en forme de triangle pour faire la voile.

                Nous sommes allés nous promener sur le chemin derrière ma maison avec mon petit frère. Là, nous avons déposé les petits bateaux dans le fossé. Comme l’eau stagne un peu, les bateaux flottent mais ils ne s’en vont pas, et nous passons les voir presque tous les soirs…

Mardi 5 mars : l’aventure continue:

                Nous sommes allés pique-niquer dans le jardin de l’association. On s’est assis sur de vieux fauteuils en osier, autour d’une palette qui servait de table. C’était bien car on mangeait en regardant la nature, les chèvres dans l’enclos.

                J’ai pêché dans l’étang, mais sans attraper de poissons. J’ai fabriqué une flèche avec un morceau de bois léger et l’aide d’une serpette pour tirer à l’arc fabriqué par un jeune de l’association. J’ai aussi joué dans la cabane perchée dans un arbre. Et j’ai poussé ma sœur dans l’étang ! Tout le monde est tombé dedans sauf moi…

Jeudi 9 mars : la journée au jardin, c’est chouette

                Nous sommes allés en famille au jardin vers 14h30. Nous avons pêché mais sans résultat. J’ai nourri les chèvres et les poules, changé l’eau des canards qui n’était pas très propre. J’ai trouvé un œuf dans le poulailler, je l’ai ramassé et j’ai inscrit la date dessus. Puis, moi et mon frère Jules, nous avons fait du radeau, tous les deux sur le même, et nous sommes tombés à l’eau… Plouf !!!

                Ma sœur Janice a voulu essayer, mais elle a également fait un plongeon.

18h00 : Une chèvre nommée Blanchette a accouché de deux chevreaux : un marron, noir et blanc ; l’autre marron et noir. Nous les avons pris en vidéo afin de les montrer aux autres personnes de l’association qui n’ont pu assister à ce merveilleux événement.

Vendredi 10 mars: le jardin, c’est de mieux en mieux

                Deux autres chevreaux sont nés ce midi, leur mère, Marguerite, est marron et noir. L’un des petits est marron rayé de noir, l’autre blanc avec la tête noire. Ils sont mignons comme tout !jadpont.jpg

                Il y a aussi une nouvelle cane dans le poulailler

                L’après-midi nous avons fait une balade en forêt du Gâvre. Nous avons vu des terriers de blaireaux. Puis, après avoir traversé un ruisseau sur un tronc d’arbre (attention au vertige !), nous avons découvert une ancienne fonderie de fer datant du temps des romains. Il pleuvait, mais c’était bien. Ah, j’oubliais, des chevreuils et des cerfs sont aussi passés par notre chemin. On a pu s’en rendre compte grâce aux crottes de différentes tailles qu’ils ont laissé sur leur passage.

Jade

 

oiseaux: un nouveau filon pour les mafieux?

 

        Oiseaux : un nouveau filon pour les mafieux ?

 

                « Cui cui… » Festival de chants et de couleurs… en cage.

                Le monde des « amateurs d’oiseaux » se retrouve d’expo en expo à travers tout le pays et même à l’étranger. Une passion parfois coûteuse : plusieurs centaines d’euros pour un oiseau dont la survie n’est pas assurée, la reproduction encore moins.

                 En effet, m’a confié un spécialiste, le sexage s’effectue en laboratoire à partir d’une plume. Mais il arrive que certains éleveurs peu scrupuleux envoient plusieurs plumes du même oiseau pour obtenir des certificats garantissant le sexe le plus avantageux à la vente.

                Et de plus en plus de spécialistes refusent aux acheteurs l’accès à leurs volières. Pourquoi ? En raison des risques de vol. Fin janvier, par exemple, un éleveur blinois a été dépouillé de tous ses oiseaux de valeur, volière découpée et saccagée la nuit, des milliers d’euros « envolés ».L’œuvre de connaisseurs,  d’individus qui avaient repéré les lieux. Il semble que les « foires expos » sont devenues des lieux de repérage où il faut se méfier des paroles prononcées, et surtout ne pas laisser une carte avec son adresse !

                En fait, les importations d’oiseaux sont mieux contrôlées aux frontières et certaines espèces sont interdites à l’exportation. La raréfaction fait monter les prix, incite à la clandestinité. Ainsi, on a dernièrement arrêté un jeune qui transportait une douzaine de colibris dans son slip !... avec tout un système pour les alimenter et abreuver.

                Mais ce n’est pas tout. Au marché des oiseaux exotiques s’ajoute celui d’espèces locales interdites à la vente. Des trafiquants capturent jeunes buses et faucons, verdiers et chardonnerets… De ces braconniers, il en existe autour de nous !

                Passion pour beaucoup, objet de trafics, vols et tromperies de plus en plus souvent, aujourd’hui l’oiseau vaut son pesant d’or ! Des pratiques redoutables pour la biodiversité et fort dégradante pour l’image de l’homme.

Un Ayroport, sinon rien!

                                                              Un Ayroport, sinon rien !

                Venu de temps lointains, le narrateur, ingénu, découvre les lubies de Monsieur Ayro-Port et les bienfaits de notre civilisation.

                … Le hasard me fit débarquer dans les pays du Nord, plus précisément en Suède dans une petite ville renommée. Dans cette ville tout était fort étrange. Les gens circulaient dans des voitures surprenantes qui avançaient toute seules à une vitesse peu convenable. Même les chevaux avaient disparu !

                Il y avait aussi autre chose de bizarre : une sorte de boitier métallique que les gens avaient tous dans les mains et qui paraissait bien plus attirant que mes vaines salutations. Il paraît que grâce à cet objet on peut demander des nouvelles à des dizaines de personnes à la fois, ce qui est très efficace comparé à mes salutations individuelles.

                Tout à coup, pendant que je continuais mes découvertes, un oiseau gigantesque traversa le ciel et passa juste au-dessus de ma tête. Il était tout blanc. En me survolant, il poussa un cri stupéfiant semblable au fracas d’un de ces orages que j’aimais contempler durant mon enfance. Comme je voyais qu’il se rapprochait dangereusement du sol, je décidai de le suivre et j’arrivai dans un endroit gigantesque  qu’on appelle un Ayroport. Soudain, devant un de ces oiseaux, j’aperçus un homme qui se dressait tout nu et qui semblait pris d’une euphorie incontrôlée. Je voulus en savoir plus sur cet être dénudé et si heureux de vivre.

                Il me dit qu’il s’appelait M. Ayro-Port. Il m’expliqua qu’il venait de France et que son enthousiasme était dû au souvenir de sa belle contrée. Son pays était extraordinaire. Là-bas, ils fabriquaient de beaux avions, c’est le nom donné aux magnifiques oiseaux blancs. C’est pourquoi mon nouvel ami voulait à tout prix construire un Ayroport tous les cent kilomètres afin de pouvoir les accueillir. Il était donc en Suède, pays renommé pour son « développement durable », afin de promouvoir la construction de ces magnifiques réalisations.

                Je ne comprenais pas pourquoi les avions étaient si importants alors que les voitures sans chevaux allaient déjà à une vitesse phénoménale. Il me répondit catégoriquement que ce n’était pas comparable et que, par expérience, l’avion était nettement plus agréable. Il m’exposa ensuite le problème d’un Ayroport que l’on empêchait de construire dans l’ouest de la France. A la suite de son argumentation claire, précise et irréfutable, je ne pouvais que le soutenir dans sa démarche. En effet, de si beaux avions doivent avoir de la place pour se reposer entre deux trajets, même si quelques centaines d’hectares de prairies et forêts doivent être remplacés par ces Ayroports d’une modernité indéniable. Et quel plaisir, et quel réconfort pour les gens habitant à proximité du complexe de pouvoir jouir au passage de chaque avion d’un bruit mélodieux et excitant !

                Au cours de la discussion, mon mentor m’expliqua que s’il était tout nu, c’était pour montrer qu’une ville sans Ayroport, c’était comme un homme sans vêtements. Sur ce, il m’invita à me déshabiller, m’arracha même ma culotte sur laquelle il écrivit : « Des ailes d’avions, c’est trop bon, un Ayroport, c’est encore plus fort ! » Nous rejoignîmes ensuite le centre ville pour défiler en brandissant nos culottes. C’est alors que survinrent pas moins d’une centaine de femmes qui nous regardaient ironiquement. J’étais fort étonné par leurs moqueries et leur incompréhension à l’égard de notre lutte pour la modernité. Cependant, mon ami paraissait content de produire de l’effet. Il ajouta que cette ville était « bien trop écolo » et qu’il ressentait le besoin d’inhaler une bonne bouffée de dioxyde de carbone au Japon.

                Je ne m’attarderais pas sur les sensations nouvelles éprouvées lors du vol. Lorsque le contenu de mon estomac se déversa dans un petit sachet, mon ami m’affirma que c’était l’une des vertus du bel oiseau : il permettait de régurgiter le trop avalé.

                A peine avions-nous posé le pied sur les pistes japonaises que mes poumons me remercièrent pour les gaz vivifiants que j’inhalai et pour lesquels je ressentais déjà une certaine forme d’addiction. Cette cure de désintoxication remit également d’aplomb mon camarade qui avait souffert de l’excès d’oxygène pendant le trajet.

                Il m’emmena découvrir la ville de Tokyo. Ce fut grandiose ! De gigantesques bâtiments gris identiques à perte de vue, les fameuses voitures rejetant le précieux gaz et un nombre incalculable de personnes aux yeux allongés. Elles portaient toutes un masque blanc pour ne pas respirer de dioxyde de carbone. M. Ayro-Port m’interdit formellement de m’en procurer un. Ce n’était d’ailleurs pas mon intention car cet air pur faisait sûrement le plus grand bien à mes poumons.

                Au hasard d’une rue, des hommes de petite taille aux yeux bridés m’interpelèrent vivement. Ils me considéraient comme un fou parce que je ne portais pas de masque. Comme ils voyaient que je n’acceptais pas celui qu’on me proposait, ils m’entraînèrent jusqu’à une auberge particulière. On ne pouvait ni boire ni manger. Il y avait par contre un grand nombre de masques reliés à des tuyaux. On m’installa de force l’un d’eux sur le visage pour me faire subir une cure de « désintoxication ». Si mon mentor avait été là – il  avait échappé à la horde des masqués en montant dans une voiture rouge qui rugissait et clignotait de partout- je lui aurais bien demandé des explications sur ce terme contradictoire… Une fois le traitement infligé, j’entrai dans l’auberge d’en face pour m’y désaltérer. Entre deux gorgées, j’aperçus sur le mur une défense gigantesque d’éléphant d’Afrique utilisée en guise de décoration.

                Mon admiration dut surprendre mon voisin car ce dernier vint à ma rencontre. Il m’expliqua que lui aussi appréciait la chasse à l’éléphant et me proposa de l’accompagner lors de son prochain voyage en Afrique. Un certain Juan Carlos, friand lui aussi de ce genre de chasse, devait nous attendre à notre arrivée pour m’expliquer les bases de cet art merveilleux…

Pierre-Axel et Jean-Malo

Réflexions

 

Réflexion à poursuivre...

Exister

                En juillet nous évoquions la situation des jeunes qui se heurtent continuellement à des interdits, ne disposent pas d’espaces de loisirs ouverts, ne peuvent travailler, ne sont pas associés aux décisions qui les concernent, condamnés à rester des ombres, au mieux des enfants assistés et surveillés.

                Or, les ados ont besoin de se libérer de ces liens, de développer une personnalité indépendante, d’EXISTER.

                Et, si ce n’est pas possible dans la société avec une place et un rôle reconnu, ce sera contre la société. C’est du moins ce que l’on peut penser en lisant l’actualité, par exemple cet article, paru fin août, citant les dégradations d’ados autour de l’étang du Gâvre. D’autant plus que les jeux vidéos sur lesquels ils oublient leur ennui n’incitent le plus souvent qu’à casser, détruire, tuer… Et que dire des infos quotidiennes, du comportement des adultes ? D’un système de valeurs basé sur l’argent, le moi surpuissant (individuel ou de groupe) ?

                Certains n’ont-ils pas tendance à passer du héros anonyme virtuel au monde réel ? En cassant, j’existe. La violence réelle dans les faits demeure souvent virtuelle dans les esprits. Les victimes sont celles des jeux, pas des enfants fiers de leurs œuvres, des adultes qui exposent des semaines de travail pour agrémenter la vie de tous, pas des travailleurs, ni des municipalités qui tentent de gérer au mieux l’argent public…

                Ne faudrait-il pas montrer la victime réelle, faire participer à des travaux collectifs de réparation ? Et surtout inclure dans la société, donner la parole, partager des responsabilités. Plutôt qu’agir POUR les ados, agir AVEC eux.

Exclus

                Car, faut-il le rappeler, dans notre société, les ados sont des exclus. Au collège, au lycée, on a instauré des délégués de classe, un progrès sans doute. Mais un rôle si limité dans la réalité. Quant aux municipalités, aux associations… bien peu sont admis dans les organes de décision. Souvent on n’éprouve même pas le besoin de les consulter. Les adultes ne possèdent-ils pas le savoir ? Alors on ne comprend pas leur mode de vie, leur mal être, leur besoin d’action. On a tendance à traiter l’ado comme un enfant, alors qu’il a besoin de se faire une place personnelle dans la société. Besoin de travailler, de gagner un peu d’argent  durant les longues vacances d’été ; de se détendre dans des loisirs en partie organisés, en partie laissés à sa libre disposition ; besoin d’occuper ses longues soirées, de découvrir les autres et le monde, de créer des liens, d’être reconnu… Et pas considéré comme un apprenti méprisé, insulté, à qui on réserve les tâches ingrates ou un étudiant improductif qui coûte cher.

Que faire ?

                D’abord, cesser de fermer les yeux aussi bien sur les manques que sur les excès. Avec les jeunes, offrir des espaces de liberté sécurisés, de dialogue, de refuge aussi, donner l’occasion de prendre des responsabilités, de s’impliquer dans la vie sociale, de travailler de ses mains (ex. l’association « l’outil en mains » où des professionnels à la retraite transmettent  leur savoir aux jeunes). Mettre en place des « quotas » de jeunes dans les organes de décision des associations auxquelles ils participent. Revoir parfois les temps d’activités  en fonction de leurs « horaires de vie ». Encourager les prises de responsabilité, les sorties découvertes…

                Bien sûr, rien n’est simple et il n’y a pas de solution miracle, l’adolescent aura toujours besoin de s’affirmer en s’opposant, mais on peut envisager un minimum pour favoriser une vie sociale plus apaisée.

                C’est toute une société à revoir, une société où chacun trouvera sa place, où les énergies sauront s’employer pour le bien commun.

Des exemples ?

                Utopie? Non, changeons de regard, observons les faits positifs, encourageons…

  • ·         La solidarité dont savent faire preuve les jeunes
  • ·         L’esprit de curiosité et de découverte, avide de nouveautés, d’expériences
  • ·         Les réalisations pratiques de ceux qui peuvent agir sous le regard bienveillant des adultes, comme dans l’opération « rêve et réalité » où des jeunes mettent en place des actions sociales…
  • ·         Et, avez-vous mesuré le temps passé au travail scolaire, avec des soirées « devoirs et leçons », activités extra-scolaires qui dépassent parfois la journée de travail des adultes ?

                Il n’y a pas que des éternels fatigués grognons et casseurs parmi les jeunes !

                La jeunesse, une richesse. L’adolescence, une puissance à laquelle il faut ménager des « Chemins d’avenir ».

 

Lettre au député

 

Monsieur le Député,

                J’ai lu dans la presse que vous aviez choisi de siéger dans une commission « jeunesse, vie associative… », d’où ce courrier.

                Notre association intercommunale « Chemins d’avenir » a pour objectifs à la fois la « connaissance et la protection de l’environnement », « l’éducation citoyenne » avec le soutien aux projets de chacun, plus particulièrement des jeunes. D’ailleurs, les adhérents mineurs siègent dans notre C.A. à égalité avec les adultes, et sont même majoritaires dans le bureau.

                D’où cette première remarque : on parle de « quotas hommes/femmes» et jamais de « quotas jeunes ». Pourtant, ceux-ci constituent parfois la majorité des membres d’associations… où ils n’ont aucun pouvoir de décision. Et ne parlons pas des conseils municipaux : des droits aux immigrés, on en discute, mais les jeunes ??? Ne pourrait-on pas inciter fortement associations et municipalités à leur laisser plus de place, à les épauler dans des postes de responsabilité ? Agir AVEC et pas seulement pour. Mais vous avez sûrement déjà pensé à vous entourer de « conseillers ados »…

                Ce serait peut-être aussi une solution à certains problèmes de délinquance. Ainsi les jeunes de notre association (étudiants, apprentis) se plaignent de n’avoir aucun terrain à libre disposition. Par exemple, dans certaines communes, tous les terrains de foot sont  « interdits » ; il en va de même des stades… pourtant construits avec l’argent public. D’anciennes voies de chemin de fer permettraient de se déplacer en sécurité vers les villes voisines, mais leur remise en état exige une coopération intercommunale que nous ne parvenons pas à obtenir. Alors que faire ? Les jeunes se défoulent dans les rues, prennent des risques… Merci d’inciter là encore au changement.

                 J’attire également votre attention sur un danger que m’ont signalé nos jeunes cyclistes : les ficelles agricoles destinées à faciliter la traversée des troupeaux et parfois « oubliées » en travers des chemins communaux et voies publiques. Ils ont été confrontés à cette situation sur les anciennes voies ferrées et, récemment, l’un d’eux a été pris à la gorge près d’une ferme, à la sortie d’un virage, par ce piège dangereux. Chute, longue estafilade à la gorge, possible atteinte de la thyroïde… Un réel danger qui pourrait devenir mortel. Les municipalités hésitent à intervenir, sans doute de peur de mécontenter une partie de leur électorat… Pourtant, il serait si simple d’utiliser une bande réfléchissante déchirable. En tant qu’agriculteur vous ne pouvez qu’être sensible à ce réel danger qui menace particulièrement les jeunes ruraux.

                A propos des associations, nous constatons que sous cette appellation très générale coexistent des groupements fort divers:

-          Certaines « associations » ne le sont guère que de nom et permettent la réalisation d’activités professionnelles détaxées.

-          D’autres emploient des salariés, le bénévolat se limitant souvent à quelques tâches administratives ou de représentation.

-          Une troisième catégorie repose essentiellement sur des bénévoles qui investissent temps et même argent pour créer des liens, poursuivre des objectifs afin d’améliorer la vie en société.

Actuellement, il semble que l’on valorise davantage (en paroles et en finance) les assos avec salariés… ce qui décourage ceux qui œuvrent dans un total bénévolat.

Il me paraît urgent de se pencher sur cette question et, peut-être, de réactualiser la loi 1901.

      Je me permets de continuer avec des soucis plus locaux. Ainsi, nous avons soulevé à plusieurs reprises le cas de la carrière de Tahun en Guénouvry où de nombreux jeunes se réunissent pour boire et sauter des falaises dans l’eau. Le site est dangereux et de plus en plus pollué. Nous avons contacté la mairie de Guémené. Réponse : nous avons pris un arrêté municipal d’interdiction, nous ne pouvons pas tout surveiller… Ponce Pilate … Et de nous menacer de faire intervenir la gendarmerie si nous entreprenions de nettoyer le site !!! 

Au bout de 6 mois, la préfecture nous a répondu que le dossier était transmis à la sous-préfecture de Chateaubriant… Depuis, plus rien. Quant au représentant du Conseil général pour les espaces naturels sensibles, il nous a simplement déclaré qu’il était conscient des problèmes

Bien sûr, c’est un lieu privé. Cela autorise-t-il toute autorité publique à « se laver les mains et fermer les yeux » ? Dans l’idéal, ne pourrait-on y créer une base de loisirs entretenue et sécurisée 

Cet exemple n’est sûrement pas unique dans le pays.

       Troisième point sur lequel je voudrais attirer votre attention : l’évolution de la forêt du Gâvre et des forêts en général. Sans entrer dans les détails,  ce massif comme d’autres est sacrifié pour une rentabilité rapide. Des syndicats et techniciens révoltés (pas localement), parlent « d’euros-bois », ne reconnaissent plus leur métier, voient avec un profond désarroi des objectifs fondamentaux de la forêt sacrifiés (cf. site du SNUPFEN)

Encore un lieu de loisir public dont la population est privée. En forêt du Gâvre, le parcours sportif est détruit, des sentiers balisés sous l’égide de l’ONF pourtant, sont aujourd’hui dégradés voire inutilisables. En saison de chasse (4à 5 jours par semaine) « l’école de la forêt » ne peut fonctionner correctement et les promeneurs sont indésirables dans le massif…

        Je terminerai par une note d’espoir et d’encouragement. Les jeunes de notre association (qui ne compte aucun salarié, aucun local municipal) participent à des actions de nettoyage de sites, plantations, inventaire des haies, réhabilitation… Ils ont transformé un taillis en jardin, un « espace naturel » ouvert à tous. Quatre d’entre eux ont organisé un séjour vélo dans le Devon anglais. Un projet qu’ils ont entièrement conçu avec les encouragements des aînés, qu’ils ont partiellement financé par des travaux qui font l’admiration d’adultes étonnés par leur implication. Et le tout sans subvention. (Toutefois, si vous aviez une idée à ce sujet…)

Merci de les encourager, de favoriser ce type d’initiatives. Et puis, si vous avez encore un peu de temps libre, si la « simplicité » dont parlent les journaux résiste aux honneurs de la République, n’hésitez pas à nous faire part de vos initiatives, à nous rendre visite… Nous aurions bien d’autres questions à vous poser à propos de l’environnement, de la gestion des déchets, de l’agriculture bio… Agriculteur et député, comment pouvez-vous gérer ?

         Merci Monsieur de nous avoir lus, et bon courage dans vos nouvelles responsabilités. Nous comptons sur vous pour faire mentir l’adage « Un homme qui mène une politique courageuse est un homme mort (politiquement s’entend) ».

Pour « Chemins d’avenir", Le coordinateur

N.B.: courrier sans réponse à ce jour.