Hiver 2014/2015

Hiver 2014/2015

 

         Il pleut des feuilles… Tristes sont les bois qui pleurent.
        Avec PAD, nous contemplons la lisière, pleins de nostalgie. Rêves de soleil sur le feuillage luisant, de bourgeons vert printemps, de soif d’été…
        Au sol, un tapis marron, pourrissant. Les feuilles ne crissent pas, elles meurent déjà mêlées à la terre, humus pour un renouveau. Quelques champignons attirent le regard, des parcelles de terre mises à nu par des animaux en quête de nourriture  révèlent la vie.
         Silence. Les oiseaux se sont tus, le brouillard étouffe les sons. Seules résonnent les sombres criailleries de crépusculaires corbeaux, rupture sonore dans un hiver qui surgit de la tiède humidité de notre réchauffement climatique. Tiens, des traces de sangliers. Les noirs animaux usent leurs soies sur des troncs de pins. Boue collée, piste creusée au pied.
         Voilà les bûches que nous cherchions, sombres, parfois vert de gris, gorgées d’humidité. Il faudra les faire sécher longtemps avant de les utiliser !
        Des coups troublent le lointain. Des chasseurs à l’affût de la morte saison.
        Cabane au fond des bois. Abandonnée.
        Retour en lisière : 3 chevreuils couleur feuilles broutent, lèvent le mufle, puis s’envolent gracieux vers l’obscur refuge.
        Bientôt, dit-on, tout ce cycle naturel sera brisé par les coûteuses constructions, les agitations polluantes d’un groupe de pompiers : 30 jours de stage par an, 30 jours seulement… Est-ce bien suffisant pour justifier dépenses et destructions ?
 
          Guerres, attentats, maltraitances, intolérance, chômage, maladies et solitude… L’hiver s’étend sur la terre…
         Puissent nos actions, nos engagements, redonner un peu de vigueur, un rayon de soleil à notre environnement, à la terre, à tous ces « frères humains » qui errent à la recherche de « chemins d’avenir ».
        Comme dans le grain qui meurt naissent l’épi, les futures moissons, le pain blond qui nourrit…, que notre hiver soit porteur de bienveillance, de fraternité, de « sobriété heureuse ». C’est mon souhait pour aujourd’hui, pour demain…
 

Bonne année 2015… dans le respect des différences !!!