Goûter forestier

 

Goûter forestier

               

                C’est une initiative de rentrée de Tony. Ce samedi de début septembre, 4 cyclistes se présentent donc au jardin juchés sur leurs 2 roues, prêts à foncer tout terrain. Enfin presque : Jazon chevauche difficilement un lourd engin qui le domine et qui, comble de malheur, freine en permanence ! De quoi se faire de beaux muscles…

                Mais le JJ (jeune Jazon) souffle déjà comme un taureau (ou un cerf en période de rut, c’est plus de circonstance), épuisé par sa monture récalcitrante.

                Les voilà partis pour la 1ère étape, de l’étang du Gâvre au rond point de l’Etoile, sur des sentiers en sous-bois.  L’expérimenté Tony guide sur un bon rythme…

                PAD et Laurent ont choisi la voiture – par obligation ( ?) – Il faut bien transporter les sacs pour le goûter ! Quant à Marie-Josée, elle a raté le départ, nous la croisons à la sortie du bourg/ville. Contact téléphonique…, demi- tour, et elle fonce à vive allure vers le rond point sur son « course » léger et stylé enfin de sortie. Il en hennit et piaffe – roule plutôt – d’impatience ! Vive le grand air qui vous fait tressaillir de joie, et ces odeurs !, les feuillages qui embaument… c’est quand même mieux que les prisons garages ou les prisons voitures !

               goûter.jpg Pause goûter/boisson au rond point de la forêt où tous se retrouvent. Le costume de Zorro de Julian est parsemé de pois de boue, Tony en  pleine forme effectue un dérapage contrôlé, Augustin dans sa roue. Et voici Jazon ahanant sur son engin qui pousse des cris effrayants. Pas besoin d’avertisseur ! Un réglage de PAD libère la roue avant, mais rien à faire pour l’arrière qui suinte de rouille. Et le vélo est vraiment trop grand pour celui qui, à neuf ans,  se rêve déjà en homme. Il aimerait bien céder le véhicule à Tony ou PAD, mais non, il faut apprendre à assumer ses choix jusqu’au bout, avec un retour simplifié toutefois en compagnie de Marie-Josée.

                Rassasiés, les plus hardis foncent sur le « parcours de santé » quasi abandonné par l’ONF, puis sur le terrain accidenté qui borde la carrière et que viennent de quitter de jeunes « pros du VTT », vif serpent bleu-jaune. Un p’tit coup, un point sur la carte, et c’est parti pour l’arboretum. Tony reprend le commandement. Augustin, spécialiste du coin, rassure Julian impressionné par les mystères des sous-bois. Quant aux « voituriers », ils effectuent une petite marche du côté des Chételons en attendant les valeureux cyclistes.

                En fait, les cyclistes abandonnent rapidement l’arboretum dont l’état d’abandon démoralise les plus endurcis et l’étape se prolonge jusqu’à l’observatoire, un peu plus loin en forêt. Nous longeons d’abord une jeune haie fort esthétique où dominent le rouge lumineux des fruits de la viorne. Une tentation empoisonnée ! Et voici le noisetier qui marque l’entrée du bois, la « boîte à lettres » censée contenir des livrets-guides du sentier… Miracle ! En cette fin  d’été – il est temps ! – on vient de regarnir la boîte : une dizaine de carnets, pensez-vous… Non : plus d’une centaine ! Une folie à l’approche de l’hiver. D’un extrême à l’autre… nous avons des gestionnaires bizarres et peu économes !

                Folles danses tout là-haut, encerclés par un épais rideau d’arbres : l’observatoire en bois conçu pour observer différentes strates de végétation à une époque où l’on se souciait de l’éducation du public en forêt, est désormais prisonnier, dominé, menacé ?

                Pour la dernière étape nous nous séparons : à gauche pour la voiture, à droite pour les vétistes qui ont encore soif d’aventures et ne rentreront guère avant 19 heures après 4 heures de grand air, de musculation, d’émotions en tous genres…

                Une heureuse initiative…